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Le prélèvement SEPA, c'est maintenant !

Interview de Phillipe BLANCHET, Expert Cash Management
La end date du 1er février 2014 pour la fin d'acceptation des formats de virement et de prélèvement émis dans un format autre que les nouveaux formats SEPA en XML approche.


Que va t-il concrètement se passer le 1er février 2014 ?
A compter du 1er février 2014, les organismes bancaires sont tenus de ne plus accepter de traiter les fichiers de virement et de prélèvement émis dans un format autre que les nouveaux formats SEPA en XML. Concrètement, les ordres de virement et de prélèvement envoyés aujourd'hui dans un format purement français (CFONB160)) ne pourront plus être exécutés. L'adoption du SEPA n'est donc pas une option !

Précisément, quelle analyse faites vous de l'adoption des moyens de paiement SEPA par les entreprises françaises ?
Le virage n'est pas complètement pris aujourd'hui. Les chiffres de place montrent que 37% des flux de virement se font au format SEPA (seulement 1% des prélèvements ont été migrés au nouveau format) L'Etat est un très gros acteur qui génère à lui seul 70% de ces flux. Cela signifie que le taux d'adoption par les entreprises est encore faible.

Pensez-vous que ce faible taux d'adoption est susceptible de remettre en cause la date du 1er février 2014, notamment en ce qui concerne les prélèvements ?
Nous n'avons à ce jour aucun signe qui laisse présager un report. En ce qui concerne les prélèvements, tabler sur un décalage de la date butoir revient à prendre un risque important : celui de ne plus être en mesure de collecter du Chiffre d'Affaires. Les très gros acteurs de prélèvements (fournisseurs d'énergie, acteurs de la téléphonie,?) l'ont bien compris : Ils sont actuellement en train d'opérer leur bascule et annoncent qu'ils seront prêts pour le 1er février 2014.

Vous parlez de grandes entreprises. Sont-elles les seules à être concernées par le prélèvement SEPA ?
Non. Nous avons une grande diversité de clients, de toute taille, qui opèrent des prélèvements : par exemple, des écoles qui ont choisi ce mode de règlement pour collecter les frais de scolarité ou de cantine, des associations pour les cotisations ou les dons ou encore des éditeurs de revues.
Le volume de chiffre d'affaires n'est pas un critère, mais plutôt l'activité, la récurrence des paiements et le souhait des créanciers de fiabiliser et simplifier leurs encaissements.

De quelle manière pensez-vous qu'il faille appréhender un projet de migration au prélèvement SEPA ?
Cette migration est bien sûr une migration technique mais pas seulement : par exemple, il va falloir choisir une solution technique de génération des nouveaux fichiers et de gestion des mandats de prélèvements, mais il faudra également réclamer à sa banque son ICS* (fourni par la Banque de France), mettre en place les procédures adéquates pour informer les clients de sa migration au Sepa, fournir aux équipes commerciales les explications et formulaires adaptés etc.

Pensez-vous que le prélèvement SEPA va avoir un impact sur l'usage du prélèvement comme moyen de paiement ?
L'usage du prélèvement est très hétérogène à travers l'Europe. Par exemple, il est davantage utilisé en Allemagne, devant les virements ou paiements par carte, alors qu'en France le moyen de paiement préféré reste la carte, deux fois plus utilisée que le prélèvement.
Cependant, nous pensons que l'usage des prélèvements est amené à se développer pour plusieurs raisons. Tout d'abord, les entreprises vont de plus en plus délaisser le chèque qui présente le double inconvénient d'être moins fiable (problème du document papier) et d'un coût de gestion élevé. Ensuite, le prélèvement présente, à l'inverse du chèque, l'avantage de fiabiliser le règlement d'une dette aussi bien en montant que dans le temps : cela a un impact direct sur la prévisibilité des encaissements et donc la maîtrise de la trésorerie. Enfin, le nouveau prélèvement SEPA permet de prélever des comptes en transfrontière (dans les 32 pays européens de la zone SEPA) et donc va permettre d'accompagner plus facilement l'Entreprise dans son développement à l'international.

*ICS : l'Identifiant Créancier SEPA est l'identifiant d'un créancier pour le prélèvement SEPA, qui vient remplacer le Numéro National d'Emetteur (NNE) dans le cadre de la mise en place du prélèvement SEPA.

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